JeanVincentBerlottier
Un architecte polymathe
Portrait JeanVincentBerlottier
© Studio Herwey, Bourg-en-Bresse 2020
"Qu’y a-t-il de commun entre le Village de la Terre à L’Isle d’Abeau et le Viaduc des Trois Ravines à La Réunion ? Entre le Hameau du Verger à Treffort-Cuisiat et le dossier de candidature de Lyon pour les Jeux Olympiques d’été de 2004 ?
Un architecte, Jean-Vincent Berlottier.
Pour lui, le territoire constitue un élément déterminant de son métier, que ce soit à l’échelle du village, d’une métropole, de la maison individuelle ou de l’école maternelle, de l’immeuble collectif ou du parc de stationnement.
L’Homme et les différents espaces de sa vie sont au cœur de la pratique quotidienne. Chaque projet est abordé comme le champ d’une innovation, d’un renouvellement intellectuel.
Son installation à proximité de la maison familiale de Treffort, après des débuts en Côte d’Ivoire, un passage chez Marcel Breuer à New York et une halte en Anjou, marque un tournant de son itinéraire personnel et professionnel.
La mission d’architecte conseil au sein de la Mission interministérielle pour la qualité des constructions publiques (MIQCP), le militantisme à l’Union nationale des syndicats français d’architectes (Unsfa), le rôle de chroniqueur à France Inter et pour la revue « Pignon sur Rue » ont renforcé ses préoccupations politiques et sociales et ses convictions constructives et écologiques.
Contrairement à Marc Dosse et Pierre Dosse et à Pierre Pinsard, publiés dans cette même collection, Jean-Vincent Berlottier a connu la mise en concurrence systématique, ce qui l’a rapidement conduit à intervenir dans l’ensemble de la Région Rhône-Alpes, souvent en association avec des confrères locaux.
Dessinateur acharné et humaniste sans faille, il a fondé son agence, basée à Bourg-en- Bresse et à Lyon, structure affirmant une réelle compétence en matière d’ouvrages d’art, de transports et d’architectures publiques.
Le pont haubané de Seyssel franchissant le Rhône pour relier l’Ain et la Haute-Savoie fut sa première participation à la conception d’un ouvrage d’art. L’esplanade de la gare et le parc de stationnement Courrier à Annecy constituèrent des lieux d’expérimentation spatiale et conceptuelle.
Le pont de Gilly-sur-Isère a offert une porte d’entrée hautement technique aux Jeux olympiques d’hiver d’Albertville de 1992.
De tels ouvrages ont ancré nos territoires dans le XXème siècle.
Le Conseil d’Architecture d’Urbanisme et de l’Environnement de l’Ain a entrepris le travail de redécouverte d’une production prolixe, toujours exemplaire d’une volonté d’être au service des maîtres d’ouvrage et des usagers, d’une conscience de l’argent public, volontiers portée sur des programmes novateurs et tissant une fructueuse rencontre avec les plus grands ingénieurs spécialisés dans la conception des ouvrages d’art, tels Michel Virlojeux, Jean Muller, Jean Tonello, Bernard Gausset et Quadric...
[ ... ]
Bruno Lugaz
Directeur du CAUE de l’Ain
in Jean-VIncent Berlottier, CONVICTIONS
ArchItectures et ouvrages d’Art, 1967 - 2008
CAUE de l'Ain/PPA Patrimoine des Pays de l'Ain, 2020.
Coordination générale : Bruno Lugaz, Architecte, Directeur du CAUE de l’Ain.
Auteur : Dominique Amouroux, historien d'architecture contemporaine et historien de l'architecture du XXème siècle ; auteur de monographies sur des architectes actuels, de grandes figures disparues, des constructions significatives des XXème et XXIème siècles. Collaborateur de revues, commissaire d'expositions et membre du comité scientifique des archives d'architectes aux Archives de France.
Achevé d’imprimer en novembre 2020 sur les presses de l’imprimerie SEPEC à Péronnas dans l’Ain.
Ouvrage publié à l’occasion de l’exposition itinérante Jean-Vincent Berlottier ; Convictions, 1967-2008 initiée par le CAUE de l’Ain qui se tiendra à l'automne 2022.
https://www.caue01.org/fr/portail/93/actualite/53638/jean-vincent-berlottier-convictions-architectures-et-ouvrages-dart-1967-2008.html